Accueil > Les Conférences > Conférence - Débat N° 4
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puce Intervention de Laurent Caderon, directeur du SDAEP 44

Monsieur Laurent Caderon est le directeur du Syndicat Départemental d’Alimentation en Eau Potable (SDAEP 44).

L’intervention va porter sur 3 points :
- L’organisation administrative de l’alimentation en eau potable dans le département
- Les tarifs
- L’organisation sur le Pays de la Mée

L’organisation administrative de l’alimentation en eau potable dans le département

Comme vient de le montrer la présentation de Frédéric Faissolle, la Loire Atlantique se caractérise par un nombre limité de ressources en eau potable (ayant un débit suffisant pour un usage collectif). Donc très tôt, les collectivités se sont regroupées en Syndicats Intercommunaux d’Alimentation en Eau Potable (SIAEP) pour organiser le service public de l’eau potable sur leur territoire. Puis, dès 1960, elles se sont fédérées en un syndicat départemental qui rassemble aujourd’hui 170 communes , essentiellement rurales, autours d’une volonté partagée : « Une eau de qualité, un tarif unique ».

Carte représentant les périmètres des différents structures en Loire Atlantique :

En couleur : les communes membres des 12 SIAEP et du SDAEP.
En blanc : les communes gérant seule leur service d’eau et ayant leur propre tarif (cas de Châteaubriant dans le Pays de Châteaubriant).

Les missions du SDAEP :

- Vote du tarif unique de vente d’eau

  • Péréquation financière
  • Financement travaux (emprunt globalisé).

- Définition de la politique générale

  • Représentation
  • Etudes générales
  • Harmonisation des prescriptions.

- Gestion administrative, technique et financière des Syndicats adhérents, sous l’autorité de leurs Présidents et du Président du Syndicat Départemental.

Pour mener à bien ces missions, le SDAEP emploie 22 personnes.

Quelques chiffres du SDAEP :

- 220 000 abonnés ;
- 10 200 km de canalisations ;
- 26 350 000 m3 consommés en 2009 dont
- 1 740 000 m3 vendus à l’extérieur (notamment pour votre territoire, à Châteaubriant) ;
- rendement du réseau : 82 % (donc 18 % du volume qui est perdu : fuites, imprécisions de compteurs…) ;
- indice linéaire de pertes : 1,5 m3/j/km (bon résultat). Il correspond au volume non comptabilisé que l’on divise par le nombre de jours et les kilomètres. Cet indice est plus important que le rendement, car plus précis. L’Agence de l’Eau Loire Bretagne considère que, pour un syndicat rural, en dessous de 1.5 m3/j/km, c’est un très bon résultat.


Les Budgets consolidés (SDAEP + 12 SIAEP)

- Dépenses d’exploitation 2009 : 38,1 millions d’euros (1/3 production, 1/3 distribution, rémunération de l’exploitant, 1/3 charges d’emprunt)
- Recettes d’exploitation 2009 : 45,1 millions d’euros
- Excédent d’exploitation : 7,0 millions d’euros (autofinancement, servant, en partie, à financer des travaux)

Investissements (annuels)

- Renouvellement réseaux : 14,3 millions d’euros (1/100ème du linéaire est concerné, il est situé dans les bourgs et est le plus onéreux à renouveler) ;
- Ouvrages structurants : 5 à 6 millions d’euros (châteaux d’eau…) ;
- Extensions – Lotissements : 1,4 millions d’euros
- Protection de la ressource : 1,0 millions d’euros

Le tarif de vente d’eau, avec prime d’abonnement :

Montant de la facture d’eau pour une consommation annuelle de 120 m3, en Euros, hors taxes et hors redevances.

Inévitablement, il y a un différentiel de coût entre communes rurales et urbaines, lié au rapport entre le linéaire et la densité de la consommation et du nombre d’abonnés.

L’intérêt du tarif unique est sa stabilité dans la durée. Ainsi, sur les 15 dernières années, le tarif du SDAEP a moins augmenté que l’inflation. Lorsqu’il y a des épisodes particuliers comme une sécheresse, il peut y avoir des charges importantes. Une petite commune isolée risque d’avoir des difficultés pour y faire face, alors qu’à 170 communes, il est possible d’avoir une stabilité grâce à la mutualisation.
Par ailleurs, lorsque nous lançons des appel d’offres pour des travaux ou pour la gestion des services, nous avons tout de suite un attrait plus important pour les sociétés et automatiquement de meilleurs prix.
Le SIAEP du Pays de la Mée, sans le SDAEP, devrait, pour réaliser ses travaux, augmenter son tarif de vente de 40 %. Pourquoi ? Aujourd’hui, sur le prix moyen du m3 à 1.76 € (abonnement compris), la charge de renouvellement est de 60 centimes. Or, un syndicat très rural, comme celui de la Mée, devrait consacrer de 1.17 à 1.67 €, selon les hypothèses faites, pour conserver le même niveau de renouvellement qu’actuellement.

Plus localement, le SIAEP du Pays de la Mée

Sur les 33 communes du Pays de Châteaubriant, 22 sont membres du syndicat intercommunal du Pays de la Mée.

La partie sud du SIAEP du Pays de la Mée est alimentée par l’usine de Saffré, avec une possibilité d’être connecté à l’usine de Nord sur Erdre et, bientôt, à une 3ème usine en cours de construction à Mazerolles. Quel que soit l’accident sur l’un des sites de production, nous avons ainsi une garantie de pouvoir fournir de l’eau. Cette eau arrive au réservoir d’Abbaretz et est ensuite refoulée vers les réservoirs de Châteaubriant, Saint Vincent des Landes et Erbray, ainsi que les communes jusqu’au Petit Auverné.

La partie Nord est alimentée par l’usine de Soulvache qui alimente les réservoirs de Châteaubriant, Sion les Mines et Soudan et les communes jusqu’à Louisfert et Mouais. La difficulté pour cette zone est sa forte dépendance à une seule usine de production. Pour y remédier, le schéma départemental prévoit une interconnexion sud-nord via Châteaubriant pour sécuriser l’usine de Soulvache à partir de Saffré. Cette solution est onéreuse : des bouclages de moindre ampleur et une interconnexion avec l’Ille et Vilaine sont à l’étude.
Des travaux de renforcement sont par ailleurs engagés pour améliorer l’alimentation du secteur desservi par le réservoir de Sion les mines

Quelques chiffres du SIAEP du Pays de la Mée :

- 11 400 abonnés (5 % du SDAEP)
- 1 050 km de canalisations (10 % du SDAEP)
- 1 223 000 m3 consommés en 2009 (4.6 % du SDAEP)
- Volume vendu à l’extérieur : 1 071 000 m3
- Volume produit : 1 750 000 m3
- Volume acheté : 1 150 000 m3
- Rendement du réseau : 80 %
- Indice linéaire de pertes : 1,5 m3/j/km (identique à la moyenne du SDAEP)

Les actions menées en faveur de la protection des captages.

Nous avons vu dans la présentation de Frédéric Faissolle que les sites de Soulvache et de Saffré sont assez différents en terme de sensibilité aux pollutions. C’est pourquoi, les mesures prises autours de ces captages sont « personnalisées ».

Pour protéger le captage de Soulvache, deux actions ont été réalisées.

  • Face au risque de pollution provenant de la route, un bassin tampon, permettant de piéger les hydrocarbures en cas d’accident, a été mis en place au lieu dit Bonne Fontaine de Soulvache.
  • Le syndicat a engagé une démarche d’achat de foncier à proximité du captage qu’il va poursuivre au fur et à mesure de la libération des parcelles. Ainsi, il loue maintenant 14 ha à un agriculteur « en bio ». En complément, des bandes enherbées et des travaux dans les sièges d’exploitations sont réalisés.

A Saffré, l’axe central de l’intervention concerne le désherbage alternatif au désherbage chimique.

  • Saffré est depuis 6 ans commune pilote dans ce domaine. Elle applique un programme « 0 phyto » sur une partie de son territoire . Protection des captages de Saffré
  • En agriculture, le désherbage chimique a été divisé par 3. De plus, le type de produit utilisé a évolué, avec l’emploi de molécules moins mobiles (donc risquant moins d’être entraînées dans l’eau) ou se dégradant plus rapidement. La succession des cultures et des techniques alternatives (par exemple le désherbinage qui consiste à passer un outil réalisant à la fois un binage entre les rangs cultivés et un traitement chimique orienté sur les plants). Ces mesures agri-environnementales sont appliquées par 17 exploitants sur 80 à 100 concernés dans le bassin versant.

Merci de votre attention.

Après ces éclairages concernant l’eau potable qui nous ont permis de mieux savoir ce qui se passe en amont de notre robinet, nous allons maintenant nous intéresser aux acteurs qui s’occupent de l’eau de surface, au niveau des bassins versants. Lire la suite ...


Présentation de l’intervention du SDAEP

 

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